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Les sept majorations légales de l’assurance auto, et le plafond de 400 %

Le malus n’est pas la seule sanction que votre prime peut subir. Il existe une seconde série de majorations, prévues par un article précis du Code…

  • Mis à jour le 26 août 2026
  • ben.ayoub338

Le malus n’est pas la seule sanction que votre prime peut subir. Il existe une seconde série de majorations, prévues par un article précis du Code des assurances, qui s’ajoute au coefficient. Beaucoup d’assurés les découvrent sur leur avis d’échéance.

Quel texte encadre ces majorations ?

L’article A.121-1-2 du Code des assurances, en vigueur depuis le 1er janvier 2016. Il énumère de façon limitative les majorations qui peuvent être ajoutées à la prime de référence en cas de circonstance aggravante. Aucune autre majoration ne peut être appliquée à ce titre.

Attention aux sources périmées

De très nombreux sites citent encore l’article A.335-9-2. Cet article a été abrogé et renuméroté par l’arrêté du 28 décembre 2015. Son contenu a été repris à l’identique sous le numéro A.121-1-2.

D’autres renvoient à « l’annexe de l’article A.121-1 ». Cette annexe contient la clause type du bonus-malus, et aucun tableau de circonstances aggravantes.

Le tableau complet

CirconstanceMajoration maximale
Responsable d’un accident en état d’imprégnation alcoolique150 %
Suspension de permis de 2 à 6 mois50 %
Suspension de permis de plus de 6 mois100 %
Annulation de permis, ou plusieurs suspensions de plus de 2 mois sur la même période200 %
Délit de fuite après accident100 %
Non-déclaration d’une circonstance aggravante ou des sinistres responsables des 3 dernières années100 %
Trois sinistres responsables ou plus sur la période annuelle de référence50 %
Cumul maximal de l’ensemble400 %

Article A.121-1-2 du Code des assurances.

Deux erreurs que l’on retrouve partout

  • Le palier « quatre sinistres et plus » n’existe pas. On lit souvent « trois sinistres : 50 %, quatre sinistres et plus : 100 % ». Le texte ne connaît qu’un seuil unique, trois sinistres ou plus, à 50 %.
  • Les stupéfiants ne figurent pas dans cet article. Il vise exclusivement l’imprégnation alcoolique. En pratique, la conduite sous stupéfiants entraîne une suspension ou une annulation, et ce sont les paliers « permis » qui jouent alors.

Combien de temps la majoration s’applique-t-elle ?

Chaque majoration ne peut être exigée au-delà des deux années suivant la première échéance annuelle postérieure à la date de la circonstance aggravante. Le point de départ n’est donc pas la date des faits, mais l’échéance qui la suit — ce qui allonge la période réelle de quelques mois.

Un exemple concret. Une suspension prononcée en mars, sur un contrat dont l’échéance tombe au 1er janvier : la majoration peut être appliquée à compter du 1er janvier suivant, puis pendant deux années. Elle cesse donc environ deux ans et neuf mois après les faits, et non deux ans.

Majoration légale et malus : deux mécanismes distincts

Coefficient de réduction-majorationMajoration pour circonstance aggravante
Ce qui la déclencheUn sinistre responsableUne infraction ou une omission déclarative
Plafond3,50, soit + 250 %400 % en cumul
PortabilitéSuit le conducteur d’un assureur à l’autrePeut être reprise par le nouvel assureur
DuréeDécroît de 5 % par année sans sinistre2 ans à compter de la 1re échéance postérieure

Les deux se cumulent sur la même prime. Un conducteur au coefficient 1,56 ayant subi une suspension de quatre mois peut ainsi voir sa prime de référence multipliée par 1,56, puis majorée de 50 %.

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Questions fréquentes

L’assureur est-il obligé d’appliquer ces majorations ?

Non. Le texte fixe des plafonds, pas des obligations. Un assureur peut appliquer une majoration inférieure, ou n’en appliquer aucune. La plupart préfèrent d’ailleurs refuser le dossier plutôt que de le tarifer.

Puis-je échapper à la majoration en changeant d’assureur ?

Non. Le nouvel assureur peut appliquer la majoration que le précédent aurait pu demander, et il vérifie votre situation via le relevé d’information et, le cas échéant, le fichier AGIRA.

Que se passe-t-il si je ne déclare pas la circonstance aggravante ?

L’omission ouvre elle-même une majoration de 100 %, et expose surtout à la nullité du contrat pour fausse déclaration intentionnelle, avec le remboursement des indemnités déjà versées.

ben.ayoub338 Complétez cette biographie dans Utilisateurs → Profil : un auteur nommé et qualifié est un signal déterminant sur un sujet assurance.
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